L’Or du Commun
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L’Or du Commun

La crème du rap bruxellois BRUXELLES - Cinquantenaire

Le trio bruxellois affirme sa différence sur "Sapiens"

Il serait réducteur de limiter L’Or du Commun “au groupe dont a fait sporadiquement partie Roméo Elvis”. En activité depuis 2005, le collectif bruxellois s’est consolidé autour de ses trois piliers (Loxley, Swing, Primero) et a approfondi le propos sur “Sapiens”, premier album publié fin 2018 sur le label La Brique.

Hédonistes du flow, les trois kickeurs de L’Or du Commun s’interrogent sur l’époque tout en évitant les pièges du défaitisme primaire et celui du dézingage gratuit. Chez les Bruxellois, pas d’ego-trip mais une envie de profiter pleinement de l’instant présent.

Sur le disque qui fait l’unanimité au sein de la communauté hip-hop, le trio plante un sample du philosophe Jean d’Ormesson: “La pire catastrophe, ce serait d’être immortel. Vous savez qui meurt? Ne meurent que ceux qui ont vécu.” Cette phrase tirée d’Antilope sonne chez eux comme une déclaration de foi. “Elle est à l’image de notre génération”, analyse Loxley, le chanteur peroxydé du groupe. “Nous donnons l’impression de brûler la chandelle par les deux bouts. Mais il y a un vrai projet artistique derrière ce que nous faisons. À la fin, on sait qu’il n’y aura aucune place pour les regrets”.

Une ligne de conduite qui trouve toute sa dimension sur scène où ils se donnent à fond, en soignant autant l’énergie que la qualité. “Nous adorons notre travail, mais nous le faisons avec conviction.”

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